Posté le 05.05.2008 par jumblehole
L'exposition de Floriane de Lassée à la galerie Philippe de Chaume présente le projet qui la propulsée sur la scène internationale : les vues de paysages urbains la nuit.
L'exposition se tient du 11 Avril au 24 Mai 2008
9, rue de Marseille
Paris 10e
http://www.galeriephilippechaume.com
et
www.florianedelassee.com
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Posté le 05.05.2008 par jumblehole
La deuxième exposition de Georges de Kinder à la galerie Chambre avec vues, nous permet de découvrir une interprétation de la ville photographiée et de comprendre aussi à travers quelles structures visuelles, à travers quels codes s'élabore la photographie d'architecture et de milieu urbain.
Georges De Kinder a débuté sa carrière en 1992 en tant qu'assistant d’un photographe pour des campagnes publicitaires. Après cette première expérience, il ouvre un studio dans lequel il perfectionne sa technique prise de vue : nature morte et photographie culinaire. Par la suite il se consacre à la photographie d'architecture et plus largement à photographier la ville de Bruxelles : du quartier d'affaire aux zones industrielles, des non-lieux aux zones d'habitations denses la ville.
Comme on l'apprend dans le catalogue, les photographies sont retouchées : les nuances de couleurs, le ciel ombrageux et chargé, clair et dégagé sont déterminés par l'artiste qui décide donc de l'atmosphère de la ville. Ce travail de retouche numérique bien qu'il soit quasi imperceptible, souligne l'attention que le photographe porte au ciel.
Le ciel, les nuages ne l'intéressent pas comme manifestations naturelles, mais bien comme motif expressif, comme toile de fond susceptible de s'accorder aux couleurs de la ville ou d'en perturber la perception. Des motifs qui lui permettent de mettre en valeur l'architecture : contraste de ton, harmonisation des couleurs des matériaux de construction avec les couleurs du ciel... et à chaque bâtiment correspondrait un type de ciel. Au delà de ce travail expressif, rechercher une juste harmonie entre ciel et espace urbain on peut aussi observer l'emboitement de la surface occupée par le ciel et celle occupée par l'architecture. Tantôt dominant, menaçant le ciel
A travers les 141 photographies de Bruxelles, Georges de Kinder propose un travail quasi encyclopédique. Plusieurs typologies se dégagent de l'ensemble : photographies de rues, de bâtiments officiels, buildings des grandes firmes, habitations pavillonnaires et tours, espaces industriels, friches industrielles, terrains vagues, canaux, châteaux d'eau, cheminée nucléaires etc.
Malgré le travail de retouche, l'approche documentaire domine.
L'exposition "Bruxelles - paysages urbains" se tiendra à Paris du vendredi 04 avril 2008 au samedi 31 mai 2008 dans les nouveaux locaux de la Galerie Chambre avec vues, situés au 3, rue Jules Vallès dans le 11ème.
Métro Charonne
"Bruxelles - Paysages urbains"" paru aux éditions de l'Octogone en 2008.
Pour un aperçu de cette publication : http://georgesdekinder.com/bxl/
A voir aussi le site personnel de Georges de Kinder: http://www.georgesdekinder.com/
Posté le 30.03.2008 par jumblehole
Exposition rétrospective 2003-2007
-RESIDENTS- 36 Artistes résidents à Paris
Chaque année, Paris accueille 40 artistes, plasticiens, écrivains dans le cadre de ses programmes de résidences. Pendant trois à six mois, ils sont accueillis au Centre international des Récollets et à la Cité Internationale des arts. Des artistes venus du monde entier s'immergent dans la ville, s'en inspirent. Certaines œuvres présentées prennent Paris comme thème de réflexion d'autres revisitent son iconographie tandis que d'autres investissent des thèmes liés directement à leur séjour à Paris, la ville qui a cristalisé "leur désir, leur rêve leur rehcerche".
Le thème de l'exposition, "displacement" qui signifie déplacer, se déplacer être déplacé permet de tisser un lien entre leurs diverses propositions : performances, art vidéo, photographies, installations, rencontres, dessins etc.
L'exposition qui s'est tenue du 7 Novembre 2007 au 30 Mars 2008 à l'Espace EDF Electra, dans le 7ème arrondissement de Paris a présenté le travail de 36 artistes. A travers ce choix, ce sont 22 nationalités différentes qui sont été représentées. Malgré la volonté clairement affichée d'une exposition représentative de l'art contemporain à l'échelle mondiale, on peut remarquer que sur les 22 nationalités présentées, la majorité des artistes sont originaires des pays occidentaux. Cette remarque confirme le travail du sociologue Alain Quemin qui, dans son ouvrage "L'art contemporain international : entre les institution et le marché (Edition Jacquelin Chambon/Artprice, 2002), s'est interrogé sur la représentation des artistes selon leur origine dans les différentes institutions et évènements de l'art contemporains.
Dans l'exposition Résidents, sur les 36 artistes présentés, 22 sont originaires d'Europe et 5 sont originaires des Etats-Unis. Trois sont originaires d'Amérique du Sud. Deux viennent d'Afrique (Afrique du Nord et Afrique noire). Enfin, la Turquie, la Russie, l'Inde et le Japon ne sont représentés que par un seul artiste.
Le monde occidental est donc représenté avec une majorité écrasante puisqu'il représente une part de 77,6%. Un Monde occidental dominé par les Etats-Unis, représentés par 5 artistes soit une part de 13,8% au niveau global. Un monde occidental dominé par les artistes anglo-saxons qui dominent avec 35,7% comme part.
En observant à l'intérieur même de la liste des artistes européens, on peut remarquer que d'autres écarts de représentativité apparaissent. Ainsi, le pays européen le mieux représenté est le Royaume-Unis avec la présence de 5 artistes soit une part de 13,8%. On remarque que les pays méditerranéens sont bien présents : quatre artistes portugais ont été retenus ce qui leur donne la 3ème part, soit 11,1%. L'Italie est représentée avec 2 artistes. On peut remarquer la présence de nombreux artistes de l'Est de l'Europe : Bulgarie, Hongrie avec deux artistes, la Pologne, l'Ukraine.
La Suisse, l'Allemagne la Belgique et la Suède sont représentée par un artiste.
L'art vidéo occupe une part importante dans l'exposition : 14 vidéos sont diffusées (dont une "vidéo document", qui a enregistré une performance réalisée intramuros par Elena Kovylina). La variété des dispositifs et des thèmes abordés souligne la vitalité du médium. La scénographie malgré la concentration de vidéos parvient à faire cohabiter l'ensemble grâce à une parcellarisation de l'espace au rez-de-chaussée. Chaque vidéo est projetée dans une "cellule". Au centre une structure triangulaire accueille la vidéo des artistes anglais du groupe SEMICONDUCTOR.
Fondé en 1997 par Ruth Jarman et Joseph Gerhardt, ce duo d'artistes anglais propose un travail particulièrement intéressant. Le film proposé dans le cadre de l'exposition présente une succession de vues de Paris : des éléments quotidiens, un kiosque, une vue d'immeubles contemporains, une vue des toits de Paris, le périphérique la nuit etc. Les espaces, vides de toute présence humaine, filmés en plan fixe, en plongée, contre-plongée. De la vapeur d'eau s'échappe d'une dalle béton d'un kiosque à musique, des nuages sont pris au piège au sommet d'immeubles génériques, un nuage sombre menace une halle par les éléments étranges qu'il crache, tous ces phénomènes météorologiques nous signalent une perturbation étrange qui menace la capitale. Plus anxiogène, au cœur d'un Paris carte postale dominé par le Sacré Cœur, une tornade de poussière grouillante par sa dimension cataclysmique, noircit davantage l'ampleur de ces phénomènes extraordinaires.
L'atmosphère étrange est accentuée par l'accumulation des séquences qui se succèdent les unes aux autres sans trame narrative. Cette suite de plans séquences suggère la simultanéité des évènements. Ainsi, à chaque nouvelle vue de Paris, le spectateur recherche ce qui cloche dans le paysage. Si les phénomène météorologiques créent une ambiance surnaturelle, la dimension fantastique des évènements est très justement suggérée avec la perturbation d'éléments naturels de plus grande ampleur : les ombres du mobilier urbain, des cubes de pierres, tournent sur elles-même suggérant des troubles au niveau cosmique. Enfin, la vidéo se termine avec des vues nocturnes du périphérique. La ville est parcourue d' un flux de phares rouges et jaunes auquel répond la lumière fixe des logements.
Toute une poétique des éléments eau et air, installe jusqu'à une déréalisation de l'espace, une dissolution de la ville devenue volatile, immatérielle. La nuit des périphériques ultime transformation en un ballet de bulle lumineuses.
Parmi l'ensemble des œuvres proposées, j'ai retenu celles qui interrogent, renouvèlent l'iconographie de la ville de Paris.
Matthew Bakkom a réalisé un travail photographique à partir d'un effet calque, en superposant deux vues panoramiques nocturnes : une vue de New York, l'autre de Paris. La fusion des éléments urbains qui s'imbriquent ou se superposent, qui s'annulent et s'effacent rend visible un nouvel espace urbain. Cet espace idéal au delà de sa fonction poétique indéniable accentuée par la connotation nocturne. repose sur l'association de deux villes qui dans l'histoire des arts ont été rivales. Deux villes qui s'affirment d'abord en tant que capitales des arts : Paris capitale de l'Art Moderne, New-York Capitale de l'Art Contemporain. Leur fusion évoque toute l'histoire de l'art du XXème siècle : les échanges transatlantiques, les échanges intellectuels et culturels mais aussi une prise de pouvoir. Si Paris a dominé le milieu de l'art au début du siècle, la domination des artistes américains s'est affirmée par la suite jusqu'à l'hégémonie.
Posté le 29.03.2008 par jumblehole
Exposition au Musée du Louvre du 14.03.08 au 02.05.08
Visions of vice.
Article de William Lee Adams
Extraits traduits du Time du 24 Mars 2008
www.time.com
"enviée et crainte, admirée et honnie", Babylone est devenue au cours des siècles un mythe. Malgré la description qu'ont en fait les historiens grecs, un centre de pouvoir politique, les légendes ont noirci la réalité. "tout le monde connaît le nom et la légende de Babylone mais peu connaisse sa réalité" Francis Joannès professeur d'histoire à la Sorbonne."
"Une exposition qui illustre comment deux milles ans d'histoire babylonienne ont nourri de nombreux mythes, et comment de nombreux intellectuels et artistes européens y ont répondu et s'en sont inspirés."
"Une exposition sans précédent qui réunit près de 400 objets et qui après Paris, sera présentée au Staaliche Museum à Berlin puis au British Museum à Londres.
Béatrice André-Salvini, commissaire d'exposition au Musée du Louvre, pointe qu'il s'agit de la première exposition chronologique majeure, dédiée à l'histoire Babylonienne. [...] Cependant, il manque des pièces appartenant au Musée National d'antiquités de Bagdad, qui sont gardés dans des caves." [...]
"L'exposition offre les visions européennes de Babylone, par des artistes depuis le 15ème siècle. Elle retrace l'évolution des différentes perceptions de la ville, à partir des appropriations et transformations des artistes qui se distinguent selon l' ère géographique et historique de leurs références philosophiques et religieuses. Depuis la seconde moitié du 16ème siècle, période marquée par la désintégration du christianisme et le début des guerres de religion, les artistes utilise la tour de Babel pour penser le chaos la chute de leur propre société (Cornelis Anthonnisz).
La Petite Tour de Babel, peinte par Peter Bruegel en 1563, est une interprétation métaphysique du mythe. La tour domine mais elle est obscurcie par la nature, la ressemblance frappante avec l'architecture du Collisée pourrait témoigner du génie humain, mais les nuages obscurs suggèrent une catastrophe imminente et peut-être, comme avertisseur à la Papauté pour dénoncer sa chute dans le péché. A la fin du 17eme, le thème est utilisé dans une perspective utopiste aussi bien par les scientifiques que par les artistes qui exaltent la capacité de l'homme à concevoir et à porter de grands projets : la tour devient le symbole d'une force unificatrice, et les images montrent des gens se tenant les mains autour de la structure." [...]
"Après l'invasion en Irak en 2003, l'armée américaine a construit une aire d'atterrissage pour hélicoptères sur des restes archéologiques de la ville. Un rapport du British Museum, affirmes que des soldats ont écrasé des dalles anciennes avec des tanks, ont construits des protections en remplissant sans respect des sac de sables avec de précieux objets, ont creusé également des tranchées dont une de près de 170m, à travers des sites archéologiques."
Porte folio Le Monde.fr
http://www.lemonde.fr/web/portfolio/0,12-0@2-3208,31-1024235,0.html?xtor=RSS-3246
Colloque "La tour de Babylone" le 19 avril de 10h à 18h
Grand auditorium du Louvre